QOC01 – FONDS UNIVERSITY BISHOPS

– 1871 –  0,10 m.l. de documents textuels

Notice biographique / histoire administrative :

Le Centre de recherche des Cantons de l’Est (Eastern Townships Research Centre) de l’Université Bishop’s est créé en 1982 par des professeurs de l’université. Ils ont pour but de stimuler et d’encourager la recherche innovante sur les Cantons-de-l’Est, de rassembler les collections sur les Cantons-de-l’Est abritées à la Bibliothèque de l’Université Bishop’s et de consolider ses relations avec les sociétés d’histoire des Cantons-de-l’Est. En 1990, le Service d’archives est créé. En 1991, le CRCE reçoit l’agrément du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Sylvie Côté devient la première archiviste du Centre. En 1992, la Revue d’études des Cantons-de-l’Est/Journal of Eastern Townships Studies (RECE/JETS) est publié pour la première fois. En 1993, la recherche documentaire et archivistique sur les Cantons-de-l’Est déménage dans la Old Library de l’édifice McGreer. En 2010, le CRCE change son nom pour le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est. Il a une nouvelle mission : offrir les ressources et les infrastructures nécessaires au transfert de connaissances entre les universitaires et la communauté, être un centre de ressources sur les Cantons-de-l’Est, assurer la préservation et la promotion du riche patrimoine régional par ses collections d’archives et agir comme pivot pour les services à la communauté et l’apprentissage par le service communautaire.

Portée et contenu :

Le fonds contient quatre calepins de notes concernant le relever de terre pour le développement du chemin de fer dans la région de Portneuf par la North Shore Railway Company. Il s’agit de notes portant sur les tracés possibles pour la construction du chemin de fer.

La Quebec North Shore Railway Company (QNSR) est fondée en 1853 par la bourgeoisie de Québec, qui souhaite construire un chemin de fer entre Québec et Montréal. En 1858, le QNSR intègre la St-Maurice Railway & Steam fondée par Joseph-Édouart Turcotte, député de la circonscription de Saint-Maurice. L’intégration inclut aussi une compagnie de navigation entre Les Piles et La Tuque. Une première tentative pour recevoir du financement est fait par Joseph-Édouart Cauchon. En 1857, les plans et les devis sont prêts, il lance un ultimatum au gouvernement : il demande des terres pour le chemin de fer sinon quoi, il démissionne de son poste de commissaire des Terres de la Couronne. Le gouvernement lui octroi 1 500 000 acres de terres incultes. Ces terres sont une garantie pour trouver du financement sur les marchés financiers. La ville de Québec est prête à donner une subvention de 50 000$ pour le projet. Par contre, J-É. Cauchon ne parvient pas à convaincre les investisseurs londoniens. Ceux-ci investissent dans une autre compagnie ferroviaire : le Grand Tronc.

Suite aux réformes de la compagnie par une pression d’un lobby de députés des circonscriptions entre Québec et Montréal, une nouvelle loi spéciale accorde 2 700 000 acres de terres pour la réalisation du chemin de fer. Il entreprend une grande campagne pour convaincre villes et villages du bien fondé de ce tracé. Il obtient une promesse des grandes villes (Québec, Trois-Rivières) de près d’un million de dollars. En 1871, les relevés terrestres sont faits. Dès 1872, la construction débute. De la gare du Palais, située à Québec, la voie s’éloigne du fleuve en direction de Lorette et Saint-Augustin pour éviter les nombreuses rivières. Puis, la voie continue à partir de Pont-Rouge, en passant par Saint-Basile, Portneuf, Deschambault, La  Chevrotière et Grondines. Par contre, la compagnie se retrouve devant un manque de financement. Il ne reçoit pas de capitaux du marché londonien. En mai 1873, Cauchon est remplacé par Ross James Gibb. Malgré les efforts du nouveau conseil pour recevoir le financement de Londres, ils échouèrent. En 1875, le gouvernement de la province de Québec acquit la compagnie afin de créer le chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental.

Historique de conservation :

Les documents d’archives appartenaient préalablement au Centre de recherche des Cantons de l’Est, jusqu’à ce qu’en 2005 ils en fassent don au Centre d’archives régional de Portneuf.

Instrument de recherche :

Un inventaire sommaire est disponible au chercheur.